Architecte urbaniste, Jeanne Marty s’est initiée à la photographie de manière autodidacte en parcourant l’univers des purs-sangs, d’hippodromes en écuries de course, de son Sud-Ouest natal à la cité du cheval, Chantilly. Une ville qu’elle découvre au détour de sa formation en architecture menée à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Malaquais, qui l’amène à travailler sur son diplôme de fin d’étude « Habiter la cité du Cheval » en 2006.

De ces années d’observation de l’animal, de la ville et son paysage façonné par l’industrie des courses et la sociologie de l’univers des cours mais aussi au détour de contrées éloignées à la découverte de récits imaginaires s’inspirant de l’univers des gauchos chiliens du Parque Torres del Paine, des arrières-cour orientales du Polo de Lahore ou du Delhi Race Horse, elle rassemble ses impressions instantanées et compose trois expositions :

« scènes, coulisses » 

« chev(eaux) » 

« écrins, architecture et paysage équins » 

Le cheval, objet poétique et sacré, est mis en scène : il donne à voir l’architecture et le paysage qui l’enveloppe. Sujet éternel, l’animal y est évoqué tantôt entre les murs, dans le silence de l’architecture des cours tantôt face à l’immensité, dans une solitude abstraite. Au détour d’une ombre chimérique, elle nous invite à découvrir les silhouettes délicates et fragiles de ces sculptures vivantes immobiles.